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Comment protéger un bâtiment des séismes ?

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Certaines mesures permettent d’anticiper le risque sismique et d’appliquer les règles de constructions parasismiques permettant de réduire l’impact des mouvements caractéristiques du séisme sur l’ouvrage.


Nature du risque sismique

Les séismes font partie des risques naturels prévisibles sur un territoire donné, au même titre que les éruptions volcaniques, les feux de forêt, les tempêtes ou encore les avalanches. Ce caractère prévisible signifie que le risque peut être mesuré afin de pouvoir prendre les mesures appropriées pour réduire les conséquences relatives à l’occurrence de l’événement.

Le risque sismique est présent à différents niveaux sur la surface du globe qui enregistre chaque année environ 150 séismes de magnitude supérieure ou égale à 6 sur l’échelle de Richter. Cela correspond à des tremblements de terre potentiellement destructeurs. En France, les risques les plus élevés sont mesurés sur les îles de la Guadeloupe et de la Martinique qui se situent à la frontière de deux plaques tectoniques.

La majorité des séismes recensés sur le territoire français sont toutefois de faible ampleur. Ils n’en restent pas moins potentiellement dommageables pour les ouvrages exposés et non équipés pour résister aux mouvements vibratoires. Ces constructions sont plus ou moins sensibles selon leur destination et la nature des activités qu’elles abritent : logements, usines, ponts, réseaux d’eau, d’énergie ou de télécommunication… En cas de séisme, ces structures sont soumises à des forces importantes pouvant dépasser les capacités des éléments porteurs. Les dommages peuvent aller de la formation de fissures à l’effondrement totale ou partiel du bâtiment.


La réglementation parasismique en France

Le zonage sismique en France a été introduit en 2011, établissant 5 zones de sismicité. À chaque zone correspond un niveau d’agression sismique de référence qui définit les conditions de construction parasismique à mettre en œuvre. L’objectif étant de préserver les occupants du bâtiment contre le risque d’effondrement.

La réglementation s’appuie sur plusieurs textes législatifs, parmi lesquels le Code de l’environnement, article L.563-1, et le Code de la construction et de l’habitation, article L.112-18. Les décrets n°2010-1254 et n°2010-1255 du 22 octobre 2010 sont venus modifier le zonage et ont abouti à une nouvelle réglementation parasismique entrée en vigueur en 2011. La distinction entre les éléments structuraux et non structuraux permet notamment d’adapter les dimensionnements selon des critères préétablis.

 

Construction parasismique : comment réduire l’impact des séismes sur le bâtiment ?

Les mesures de réduction du risque sismique interviennent pour partie en amont de la construction, dès le choix du site d’implantation. La conception architecturale de l’ouvrage participe également à ses capacités de résistance au risque sismique. 

Certaines solutions permettent d’atténuer les effets de différents mouvements sur les matériaux. Les joints de dilatation et de fractionnement mis en œuvre sur les dalles béton préviennent ainsi les risques de dommages importants en autorisant la compression et l’expansion des matériaux. Ces solutions préviennent également les risques de chocs entre différents éléments structuraux. La présence de couvre-joints adaptés est aussi un critère déterminant pour garantir l’évacuation des occupants par les voies de circulation, en assurant la continuité du passage. 

En plus du respect des règles de construction parasismique, la résistance de l’ouvrage repose sur la qualité de l’exécution et sur le suivi de la maintenance en phase d’exploitation. 

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